Saint Martin, est le saint patron de notre Église

 

Le premier livre consacré à l’histoire de saint Martin a été écrit de son vivant, comme pour Mère Térésa ou Jean Paul II. Quand il meurt en 397, Martin, Évêque de Tours, est déjà l’apôtre et le saint de la Gaule Romaine.

Soldat

Martin naît à Sabaria (Hongrie actuelle) en 316 de parents païens. Son père, de simple soldat, est devenu tribun, c'est-à-dire général. A l'âge de 10 ans, Martin entre dans une église, s'intéresse à la foi et commence son catéchuménat. Il songe même à aller vivre au désert. Le général, son père, ne l'entend pas de cette oreille, Il fait arrêter son fils et le conduit à l'armée.  Martin fait donc son service dans la cavalerie, puis passe à la garde de l'empereur.

Simple catéchumène, il se comporte déjà avec humilité.En garnison à Amiens par un hiver de grand gel, il rencontre, à la porte de la ville, un pauvre mourant de froid. N'ayant plus d'argent à lui donner, “ saisissant l'arme qu'il portait à la ceinture, il partagea sa chlamyde (1) en deux, en donne un morceau au pauvre.Cette scène, popularisée par la sculpture, la peinture et le vitrail jusqu'à nos jours, nous est racontée par Sulpice Sévère, dans sa Vie de Saint Martin.

Quelques années après l'épisode d'Amiens, Martin obtient de quitter l'armée (il y servait depuis 25 ans), il vient à Poitiers auprès du fameux Hilaire qui lutte contre l'arianisme. Martin s'installe comme ermite à Ligugé, à quelques kilomètres de Poitiers. Il reçoit le ministère d'exorciste. Il va ensuite retrouver ses parents en Panonnie natale, et sa mère se convertit.

Moine

Autour de lui, à Ligugé, Martin voit se rassembler de nombreux disciples qui forment une communauté à la fois de prière monacale et d'évangélisation. Avec eux Martin visite les pauvres et les malades. Homme de prière, il exerce la compassion et guérit les malades, tantôt par de simples remèdes, tantôt par l'huile des malades, et, parfois, par des guérisons extra ordinaires. La légende rapporte que Martin ressuscite même les morts. Ce qui est certain, c'est que si saint Martin n'avait rien fait de véritablement extraordinaire, on voit mal pourquoi on aurait écrit et diffusé de son vivant un livre sur sa vie. De plus, sa renommée va le faire élire Évêque de Tours en 381, contre les usages de l'époque.

Les chrétiens de Tours useront d'un stratagème pour attirer Martin et dès qu'il est sur le territoire de la cité et évêché de Tours, on le fait quasiment prisonnier et on l'emmène à l'église où aussitôt on l’élit évêque. Comme pour saint Ambroise à Milan, cette élection se fait dans un climat proche de l'émeute, et malgré l'opposition des notables gallo-romains.

Évêque

Évêque, Martin n'en demeure pas moins moine : il s'installe une cellule de l'autre côté de la Loire.Peu à peu, quatre vingt moines le rejoignent en ce lieu. C'est de là qu'à nouveau, Martin évangélise les campagnes, s'attaquant en particulier aux hauts lieux du paganisme rural.

Martin a fondé, à l'époque, une "communauté nouvelle" centrée sur la prière certes, mais, tournée vers la compassion et l'évangélisation. Les villages et les campagnes sont évangélisés par ces missionnaires. Quand les conversions se produisent, on fonde sur place une église ou un ermitage et on laisse une petite "succursale" de la communauté nouvelle constituée de moines et de convertis. Avec le temps, elle se transformera en “ paroisse ”

Saint

Ainsi, “ chacun, quel que soit son état, quelle que soit sa mission et en quelque lieu du diocèse qu'il exerce celle-ci, conserve le sentiment d'appartenir à une communauté dont Martin est l'Abbé autant que l'Evêque. ” Il semble en effet que Martin n'ait pas seulement agrégé des moines, au sens que ce mot revêt aujourd'hui. Autour de lui, se sont également développées diverses formes de vie chrétienne, engagées et communautaires, selon l'esprit de saint Martin  

Cet esprit renvoie en premier lieu à l'amour du prochain, il comprend encore compassion pour les malades, évangélisation, espérance et confiance en l'infinie bonté du Rédempteur,

Martin meurt à Candes, à la fin de l’automne, le 8 novembre 397 sur un lit de cendre, comme mouraient les saints hommes.


Vous avez certainement remarqué, à droite du porche d’entrée de l’Église St Martin de Jouy, un petit médaillon en forme d’empreinte de pas. Il est précisement  en rapport avec St Martin.

Il faut savoir que les monuments qui rappellent la Geste martiniènne sont identifiés par cette sculpture de Michel Audiard.

Elle représente le pied de l’infatiguable marcheur.


Nombreux sont les pelerinages sur les pas de St Martin, jusqu’à Poitiers à l’Abbaye de Ligugé fondée par Saint Martin en 361 et à Tours où son tombeau est dans la crypte de la Basilique.


12 cathédrales en Europe portent le nom de St Martin. Plus de 3600 églises sont dédiées à St Martin

http://www.saintmartindetours.eu/index.html